Catherine Rey
Naturopathe à Estrablin

Le sucre, un nouveau fléau mondial ?


L'impact des maladies chroniques non infectieuses sur notre santé.

En septembre 2011, les Nations Unies annoncent, pour la première fois, que les maladies chroniques non infectieuses (comme les maladies de cœur, le cancer et le diabète) font désormais plus de victimes que les maladies infectieuses. Les maladies chroniques (maladies cardiovasculaires, cancers, affections respiratoires chroniques, diabète...) ont été responsables du décès de 36 millions de personnes en 2008, soit 63% des décès enregistrés dans le monde. (Source OMS, 2011). En 2022 la CAF publie : « Le nombre de personnes atteintes de maladies chroniques ne cesse d’augmenter : 88 % des décès leur seraient imputables en France. » (Source : Haut conseil de la santé publique – Revue ADSP n°72)

 A l’heure de la malbouffe, surpoids et obésité, qui touchent environ 30% plus de personnes que la sous-alimentation, sont pointés du doigt comme la cause majeure de ces maladies chroniques. Dans le monde, 850 millions de personnes sont sous-alimentées (source FAO, 2007) et 1,5 milliard d’adultes souffrent de surpoids dont 500 millions d’obèses (source OMS, 2008).

 Or selon une équipe américaine qui publie le 2 février une tribune dans la revue Nature, 40% des personnes souffrant d’hypertension, de maladies cardiovasculaires, de diabète, d’un excès de cholestérol ne sont pas en surpoids.

Pour ces chercheurs, ce ne sont pas tant les produits gras ou le sel qu’il faut incriminer mais le sucre dont la consommation a triplé depuis 50 ans.

En 1850 la consommation était de 3 Kg par personne par an, aujourd’hui elle est de 35 Kg …

Un produit comparé au tabac et à l’alcool, pour sa toxicité, l’accoutumance qu’il génère, et son coût en matière de santé publique. Il est suggéré aux autorités politiques de prendre les mêmes mesures contre le sucre que celles adoptées contre le tabac et l’alcool : taxer les produits comportant des sucres ajoutés (particulièrement les sodas, les boissons énergétiques, les jus, le lait chocolaté, les céréales sucrées…), contrôler leur diffusion notamment dans les écoles, limiter ou interdire leur publicité et n’autoriser l’achat qu’aux plus de 17 ans. Des mesures radicales, seules capables d’endiguer, selon les chercheurs, ce qu’ils considèrent comme le nouveau fléau de l’humanité !

Apport en sucre

Les glucides sont communément appelés sucres

Les différents types de glucides

SUCRE

1 molécules

 

 

GLUCOSE

 

FRUCTOSE

 

GALACTOSE

SUCRE
2 molécules


GLUCOSE + FRUCTOSE
SACCHAROSE =sucre blanc

GLUCOSE + GALACTOSE
LACTOSE= produit laitier 

GLUCOSE + GLUCOSE
MALTOSE= sucre de malt

FECULENTS
Plusieurs molécules

 

Ex : amidon de pain ou de farine

GLUCOSE 

GLUCOSE

GLUCOSE

GLUCOSE

Le glucose n'existe pas à l'état naturel.

Le GLUCOSE : il n’existe pas à l’état naturel et est produit industriellement à partir de l’amidon de maïs, de blé, de riz ou d’autres sources.

C’est le principal carburant de notre organisme, en particulier pour notre cerveau. La sécrétion d’insuline est directement liée à la quantité de ce sucre dans le sang.

Les industriels utilisent souvent du sirop de fructose-glucose, principalement dérivé du maïs, et couramment appelé sirop de glucose. Pendant longtemps, l’Europe, qui soutient son industrie du sucre, a été protégée de l’importation massive de ce sirop peu coûteux par des accords spécifiques. Cependant, depuis la fin de l’année 2016, cette protection n’est plus en vigueur. Les industriels remplacent alors le sucre par du sirop de glucose-fructose, qui peut s’avérer encore plus néfaste.

Le FRUCTOSE : présent dans les fruits, le miel et l’amidon de maïs, il possède un pouvoir sucrant légèrement supérieur à celui du glucose, mais il est assimilé différemment par l’organisme. Contrairement au glucose, le fructose ne provoque pas de sécrétion d’insuline, mais il incite le foie à produire davantage de graisse.

Le GALACTOSE : essentiellement présent dans les produits laitiers, son pouvoir sucrant est faible.

Les sucres complexes, formés de plusieurs molécules comme l’amidon ou le glycogène, doivent être décomposés en sucres simples dans l’intestin grêle avant d’être utilisés par l’organisme. C’est pourquoi on les désigne souvent sous le terme de “sucres lents”. Le glycogène, qui est stocké dans le foie et les muscles, représente une réserve de carburant. On trouve des sucres complexes dans les céréales, les légumes secs, les pommes de terre, les pâtes et certains fruits.

Comment est gérer le sucre dans l’organisme ?

Comment gérer le sucre dans l'organisme ?

Pourquoi le sucre nous donne plus faim ?

Pourquoi le sucre nous donne plus fin ?

Les effets des sucres sur notre corps et notre tête

Les effets des sucres sur notre corps et notre tête

Les risques

RISQUE A COUT
TERME

Irritabilité : elle peut être causée par l’hypoglycémie. Par exemple, les personnes qui s’énervent au volant manquent souvent de sucre. Il suffirait de leur donner un en-cas riche en glucides, comme une barre chocolatée, pour apaiser leur hypoglycémie. :)

Difficulté de concentration : cela peut être dû à l’effet stimulant du sucre. Après sa digestion, une chute de la glycémie peut survenir, entraînant une hypoglycémie qui nuit à la concentration.

Baisse d’énergie : on a souvent tendance à croire que le sucre procure de l’énergie, alors qu’en réalité, il peut en “voler” en appauvrissant notre corps en minéraux.

Pulsions sucrées : l’expérience avec une boîte de bonbons Haribo en est un parfait exemple. On commence par un bonbon, puis un autre, et encore un autre, sans réussir à s’arrêter.

Flore intestinale déséquilibrée : cela peut entraîner des douleurs abdominales et favoriser le développement du Candida albicans (voir mon article de blog sur le sujet).

« Le sucre à les même effet chronique sur la santé que l’alcool : dépression, cirrhose, les risques cardio vasculaire »

RISQUE A MOYEN TERME

Prise de poids : le sucre est converti en graisse et stocké dans les tissus adipeux.

Maladies fréquentes : les bactéries nuisibles de la flore intestinale se nourrissent de sucre, ce qui déséquilibre notre microbiote et impacte notre immunité ainsi que notre santé mentale.

Digestion difficile : un foie surchargé ne parvient plus à remplir efficacement sa fonction.

Fatigue : un corps encrassé manque d’énergie. C’est comme faire fonctionner une voiture à essence avec du gazole ; elle ne fonctionnera pas longtemps.

Inflammation chronique : un organisme acidifié et encrassé ne peut pas fonctionner correctement, et il nous signale qu’il n’a pas les ressources nécessaires pour se nettoyer et se désacidifier.

RISQUE A LONG TERME

Maladies chroniques et graves : la consommation excessive de sucre peut entraîner divers problèmes de santé tels que la fatigue chronique, des caries dentaires ou des dents qui s’effritent, la formation de plaques d’athérome dans les vaisseaux sanguins, l’hypertension, l’élévation du cholestérol, des dérèglements du pancréas et le diabète de type 2. D’autres conséquences incluent la perméabilité intestinale, le développement du Candida albicans, un vieillissement accéléré de la peau, une surproduction de sébum et des problèmes d’acné, ainsi qu’un encrassement du foie pouvant mener à la cirrhose. Enfin, ces facteurs peuvent contribuer à des troubles de l’humeur tels que la dépression.

« Le sucre à les même effet chronique sur la santé que l’alcool : dépression, cirrhose, risques cardio vasculaire »
Le sucre, « l’autre poudre blanche » présente tous les critères d’une substance toxiques et additive. 


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